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Octobre 2017

Hubble découvre une planète noire comme l'asphalte

A 600 années-lumière de notre Terre, dans la constellation du Cocher (Auriga), l'exoplanète Wasp-12b navigue tout près de son étoile. C'est une "Jupiter chaude", une géante gazeuse plus grosse que notre Jupiter. Elle se fait lentement grignoter par l'astre dont elle est trop proche, lequel absorbe à chaque instant un peu de sa matière. Elle est connue et observée depuis plusieurs années, grâce au télescope Hubble notamment. De nouvelles mesures réalisées avec son spectrographe d'imagerie spatiale ont relevé une nouvelle particularité concernant cette drôle de planète...

NASA, ESA, AND G. BACON (STSCI)

C'est sûr : la planète chevelue existe !

Située dans la constellation du Lion, à un peu plus de 30 années lumière, l'exoplanète GJ 436b est passée sous l'œil du télescope Hubble en 2015. Les images du satellite avaient révélé une planète de la taille de Neptune qui orbite à faible distance de son étoile hôte Gliese 436, une naine rouge. La proximité des deux astres fait que GJ 436b est sous l'influence d'un flot continu de radiations vaporisant une partie de son atmosphère qui forme un énorme nuage d'hydrogène tout autour d'elle, lui donnant l'aspect d'une comète. Cependant, les observations de 2015 n'avaient pu couvrir l'ensemble du nuage, dont la forme avait été prédite par des simulations numériques.

Une nouvelle étude confirme que la planète GJ 436b est entourée d'un énorme nuage de gaz qui a l'allure d'une chevelure de comète. 

Le miroir du James Webb Telescope en plein alignement

Le miroir du James Webb Telescope (JWST) est arrivé cet été au Centre spatial Johnson Johnson de la NASA à Houston, au Texas, pour y être mis au frais... à presque - 250°c ! Pour cela il a été placé dans la chambre d'essai A qui a déjà servi pour tester les capsules du programme Apollo. Depuis plusieurs semaines il y subit toute une série de tests afin d'éprouver sa capacité à fonctionner dans l'espace. Tout dernièrement, les ingénieurs ont un utilisé un laser pour simuler la lumière d'une étoile et aligner les 18 segments hexagonaux du miroir primaire de sorte qu'ils fonctionnent comme un seul miroir de 6,5 mètres de diamètre. Chacun des segments peut être très finement mobilisé : pour arriver à un alignement parfait ils peuvent être réajustés avec une précision de l'ordre d'un dix-millième de l'épaisseur d'un cheveu ! 

Enfermé dans une chambre cryogénique, le miroir du futur télescope spatial est examiné à la loupe avant son lancement prévu l'an prochain.

Des chercheurs vont s'entraîner à appréhender l'approche d'un astéroïde, pour être prêts en cas de menace

L'objet céleste qui passera tout près de la Terre jeudi 12 octobre ne représente pas un danger, mais plutôt un intérêt pour éviter de futures catastrophes. "De la taille d'une grosse maison", l'astéroïde 2012 TC4 mesure entre 15 et 30 mètres. Il passera entre la Terre et la Lune, à moins de 44 000 km de nous. "Il s'agit d'un très petit objet", selon Detlef Koschny, co-directeur du segment Objets géocroiseurs (Near-Earth Objects) de l'Agence spatiale européenne (ESA), et son passage sera l'occasion d'un exercice autour de ce type d'objet céleste potentiellement menaçant pour la planète.

"Cette fois-ci, ce n'est pas un cas préoccupant, mais nous allons en profiter pour nous entraîner, a expliqué Detlef Koschny. Comme cela, le jour où arrivera un objet vraiment dangereux, nous aurons répété plusieurs fois avant."

L'exercice est coordonné par l'université du Maryland (Etats-Unis), avec la participation de la Nasa, de l'ESA et de divers observatoires.

La désintégration d'un astéroïde filmée par l'agence spatiale Nasa, en 2013.  (ZJAN/WENN.COM/SIPA / SIPA)

L’univers est-il orchestré ?

Jean-Philippe Uzan travaille à mettre en musique les mouvements de l’Univers avec le compositeur Fabien Waksman. Il relie ainsi mathématiques, astronomie et musique dans une même notion d'harmonie.

"L'Harmonie secrète de l’univers" de Jean-Philippe Uzan (éditons La ville brûle)

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Pourquoi la couronne solaire est aussi chaude ?

Eruptions photographiées en 2015 par l'Observatoire de la dynamique solaire de la Nasa.  

NASA/SDO

Le problème préoccupe les astrophysiciens depuis des décennies : pourquoi la surface du Soleil est-elle environ mille fois plus froide que la " couronne solaire ", partie la plus externe de son atmosphère qui s'étend sur des millions de kilomètres et où la température atteint plusieurs millions de degrés ? De nombreuses théories ont été imaginées, mais aucun modèle physique ne permet d'expliquer, à ce jour, le processus de chauffage de la couronne solaire. Des chercheurs américains et japonais pensent être enfin sur la bonne piste. Les températures vertigineuses de la couronne solaire proviendraient de micro-explosions à la surface du Soleil, hypothèse proposée dès les années 1980 par l'astrophysicien Eugene Parker et qui se trouve aujourd'hui étayée par de nouvelles observations.

Ancre 1
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